Sommaire
- Le déclin cognitif, qu’est-ce que c’est ?
- Quels sont les premiers signes du déclin cognitif ?
- Causes et facteurs de risque du déclin cognitif ?
- Comment préserver son cerveau au quotidien ?
- Compléments alimentaires Naturactive à base de plantes pour soutenir la mémoire et les performances intellectuelles
Le déclin cognitif, qu’est-ce que c’est ?
Une définition simple
Le déclin cognitif correspond à une diminution progressive des fonctions intellectuelles, telles que l'attention, la concentration, la mémoire. Cette dégradation des capacités du cerveau peut affecter le traitement des informations, le langage, les fonctions exécutives (planification et prise de décisions), l'orientation (repères temporels et spatiaux). C'est ce qu'explique le Dr Jean-Michel Morel.
Le déclin cognitif ne concerne pas que les personnes âgées ; il pourrait débuter dès l’âge de 45 ans, même si l’âge moyen constaté correspond à la tranche d’âge 50 à 60 ans. Les statistiques montrent que le déclin cognitif touche plus fréquemment les femmes que les hommes, sans que l’on en connaisse réellement la cause. Sont probablement impliquées la génétique, les hormones, l’immunité, mais aussi la charge mentale, la souffrance psychique, le stress prolongé et l’anxiété.
Vieillissement normal ou déclin : où est la limite ?
Le vieillissement normal se traduit par des oublis bénins, comme des négligences domestiques, les noms propres, des objets égarés par inattention, mais aussi un ralentissement ou une légère baisse de la vitesse de traitement, sans impact sur la vie quotidienne. Même avec ces difficultés, l’autonomie de la personne est conservée. À l’inverse, le déclin cognitif, pathologique, réduit significativement et de manière persistante des capacités cérébrales qui perturbent l'autonomie de la personne : difficultés importantes d'orientation, de planification et/ou de langage, de communication interpersonnelle. Les difficultés ont tendance à s’aggraver avec le temps.
Quels sont les premiers signes du déclin cognitif ?
Des troubles de l’attention et de la mémoire
Les premiers signes du déclin cognitif impliquent, sans surprise, la baisse de l’attention et de la mémoire, mais aussi certains signes plus ou moins discrets observés au quotidien :
. des oublis répétés,
. des difficultés à suivre une conversation, à trouver ses mots, à garder le fil d’une discussion,
. des difficultés à conserver ses réflexes, à s’orienter dans le temps et dans l’espace.
Ces situations peuvent être des signes d’appel importants à repérer, informe le Dr Jean-Michel Morel. Il ne faut jamais les sous-estimer surtout quand ils ont tendance à devenir plus marqués ou plus fréquents.
L’importance d’un suivi médical
Bien sûr, il est inutile de s’inquiéter pour quelques trous de mémoire… Mais si les difficultés s’accentuent, une consultation auprès de son médecin est fondamentale. Des examens complémentaires permettent de poser un diagnostic précis. On pense bien sûr aux maladies neurodégénératives, et en particulier la maladie d'Alzheimer qui est la plus fréquente dans les pays développés. Celle-ci s’accompagne toujours d’un déclin cognitif, mais elle se caractérise en outre par la présence de deux types de lésions cérébrales induites par des protéines anormales présentes dans le cerveau : les plaques amyloïdes (ou plaques séniles) et la dégénérescence neurofibrillaire, responsable de la mort neuronale. La recherche est en effervescence, avec la découverte de biomarqueurs sanguins qui permettront sans doute un diagnostic avant même l’apparition des premiers symptômes. Une prise en charge précoce est importante. Elle permet le plus souvent de limiter la vitesse d’évolution de la maladie.
Causes et facteurs de risque du déclin cognitif ?
Le vieillissement et les facteurs non modifiables
L'âge est le premier facteur de risque d’un déclin cognitif. Par exemple, la probabilité de développer la maladie d'Alzheimer augmente rapidement après la soixantaine, et double environ tous les cinq ans à partir de 65 ans. Certaines prédispositions génétiques peuvent également augmenter le risque d’installation de la maladie, mais les formes strictement héréditaires concernent moins de 1 % des cas. Dans le déclin cognitif, on peut aussi incriminer la perte auditive non traitée ou les antécédents de traumatismes crâniens…
Les facteurs de risque sur lesquels on peut agir
Les facteurs de risque modifiables du déclin cognitif sont la sédentarité, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, l’obésité, la dépression, l’hypertension, le diabète…
On remarque aussi, affirme le Dr Jean-Michel Morel, qu’un faible niveau d’instruction dans les jeunes années augmente le risque de déclin cognitif à un âge plus avancé. On parle de « réserve cognitive » : un cerveau intellectuellement stimulé étant plus apte à établir de nouvelles connexions neuronales pour compenser les effets du vieillissement ultérieur. C’est un peu comme un patrimoine qui se constitue au fil du temps.
La notion de plasticité cérébrale
Un mécanisme tout à fait étonnant, nommé plasticité cérébrale (ou neuroplasticité), permet une certaine compensation de la perte neuronale, en réorganisant les réseaux de neurones, sans toutefois les reproduire à l’identique. Lorsqu'un neurone ou une zone du cerveau souffre ou meurt, explique le Dr Jean-Michel Morel, les neurones voisins peuvent créer de nouvelles connexions et apprendre à accomplir le travail des cellules endommagées. En outre, une authentique régénération neuronale (ou neurogenèse), bien que limitée, a été décrite dans de petites zones précises du cerveau, comme l'hippocampe. Ainsi, le cerveau adulte peut produire de nouveaux neurones à partir de cellules souches, même si cette régénération naturelle reste insuffisante pour réparer une lésion majeure. Une attitude mentale positive, dans un contexte de motivation et de réapprentissage proactif, sera d’autant plus favorable, les nouveaux neurones établissant alors des réseaux de connexions beaucoup plus riches. Le dogme, pas si ancien, qui établissait que nos neurones sont en nombre limité et ne se renouvellent pas, a donc été battu en brèche !
Compléments alimentaires Naturactive à base de plantes pour soutenir la mémoire et les performances intellectuelles
Naturactive présente les formules SynXpert Mémoire et SynXpert Performances intellectuelles, sous la forme de compléments alimentaires en gélules.
. SynXpert Mémoire contient des extraits concentrés de Ginkgo et de Rhodiole, vitamine C et zinc. En cas d’oublis fréquents, d’idées confuses ou de difficultés à mémoriser, prendre 3 gélules par jour de préférence le matin, par séquence de 15 jours.
. SynXpert Performances intellectuelles contient des extraits concentrés de Guarana et Ginseng, vitamine B5 et zinc. En période d’examens, de surcharge de travail, de baisse d’énergie ou de concentration, prendre 2 gélules par jour, pendant 15 jours.
Gamme SynXpert de Naturactive. En pharmacie, parapharmacie et sur le site naturactive. Demandez conseil à votre pharmacien.
Sources :
. Archana Singh-Manoux et al., 2012. Timing of onset of cognitive decline: results from Whitehall II prospective cohort study. British Medical Journal (BMJ): January 5;344.
. Gillian T. Coughlan et al., 2026. Sex Differences in P-Tau217, Tau Aggregation, and Cognitive Decline. JAMA Neurology: February 16 ;83;(4) :369-381.
. Alpérovitch A., Amouyel P., Dartigues J.F. et al., 2002. Epidemiological studies on aging in France: from the PAQUID study to the Three-City study. C.R. Biol.: 325(6):665-72.
. Campion D. et al., 1999. Early-onset autosomal dominant Alzheimer disease: prevalence, genetic heterogeneity, and mutation spectrum. American Journal of Human Genetics: September; 65(3): 664-670.
Troubles neurocognitifs sévères | ameli.fr | Médecin
www.francealzheimer.org
Comment préserver son cerveau au quotidien ?
Une bonne hygiène de vie
• Limiter l’alcool, dont l’excès est très toxique pour les cellules cérébrales.
• Respecter son rythme de sommeil : le sommeil avec l’âge doit rester de qualité, en effet il est indispensable pour trier et stocker les souvenirs.
• Maintenir une activité physique régulière, essentielle pour une bonne oxygénation de son cerveau : marche, natation, vélo, en fonction des préférences ou des possibilités de chacun. L’idéal semble être 30 minutes, cinq jours par semaine, conseille le Dr Jean-Michel Morel.
Des pratiques pour aider la gestion du stress
Le stress perturbe directement le fonctionnement du cerveau et réduit fortement la faculté de concentration, ainsi que la mémoire de travail. Plus précisément, indique le Dr Jean-Michel Morel, le stress chronique génère un excès de cortisol qui nuit à la communication entre les neurones. L’hypersécrétion prolongée de cortisol peut également induire un syndrome dépressif. De manière concomitante, le cortex préfrontal, qui gère l'attention, la réflexion et la prise de décision, réduit son activité. La gestion des émotions devient moins efficace, la charge mentale s’amplifie, l'épuisement s'installe, et bloque les nouveaux apprentissages. La pratique de méthodes de relaxation, telles que la sophrologie, le training autogène, la méditation de pleine conscience, ou des techniques psycho-corporelles, comme le yoga, le tai-chi et le qi-gong, et bien sûr le sport, est très pertinente pour réduire le stress au quotidien, surtout lorsque l’acquisition de ces techniques est réalisée avant l’exposition aux situations stressantes.
Une alimentation équilibrée et variée
Une alimentation de type méditerranéen est idéale pour bien nourrir son cerveau : riche en phytonutriments, en antioxydants divers (fruits, légumes, huile d'olive), en poissons gras contenant des oméga-3 (surtout sardines, maquereaux, harengs, saumons et truites), intégrant certaines huiles végétales riches en acide alpha-linolénique, chef de file des oméga-3 (huiles de lin, cameline, noix, colza, périlla et inca inchi).
Des stimulations intellectuelles
Il faut stimuler régulièrement son cerveau pour préserver sa mémoire. Considérons le cerveau comme un muscle, qui peut être entretenu et même développé, à tout âge, suggère le Dr Jean-Michel Morel.
Maintenir une vie sociale riche est primordial. Ne serait-ce que parce que converser stimule fortement les fonctions cognitives ! Mais on peut aussi lire des livres, découvrir une nouvelle langue ou apprendre à jouer d'un instrument de musique : tout cela permet de développer la « plasticité cérébrale ». La notion de plaisir est importante pour maintenir l’intérêt pour un sujet : inutile de viser trop haut. En même temps, pourquoi ne pas sortir de sa zone de confort et oser aborder des thèmes inhabituels ou inédits ? Faire régulièrement des jeux de réflexion seul(e) comme des mots croisés, des sudokus, des jeux de lettres, des puzzles, des exercices de logique et de mémoire, permet d’améliorer ses résultats et de reprendre confiance en soi. Faire des jeux de société en groupe permet non seulement de stimuler ses capacités cognitives, mais aussi de favoriser les interactions sociales. Enfin il est important de bousculer sa routine habituelle : varier ses activités, modifier ses trajets, sortir de ses rituels, pour forcer son cerveau à s'adapter à des situations nouvelles, voire à des interlocuteurs inaccoutumés.
<h3>Des plantes amies du cerveau <h3>
Certaines plantes sont connues pour soutenir les fonctions cérébrales normales. Parmi les plus connues, on retrouve :
. le Ginkgo biloba qui aide à maintenir la mémoire déclinant avec l’âge et préserve les fonctions cognitives
. la Rhodiole (Rhodiola) qui contribue à la circulation sanguine normale, elle-même associée à la performance du cerveau et à la réactivité
. le Ginseng qui aide à maintenir de bonnes performances cognitives et soutient le fonctionnement de la mémoire
. le Curcuma qui favorise la circulation sanguine.
Le choix de la plante, de l’organe utilisé, de la forme de présentation, de la dose, des modalités et de la durée de la prise, jouent un rôle fondamental, précise le Dr Jean-Michel Morel.
Avant de prendre des compléments alimentaires pour la mémoire et les performances intellectuelles, il est indispensable de demander l’avis d’un professionnel de santé, afin de faire le choix le plus adapté à ses besoins, et d’être clairement informé(e) des contre-indications et des précautions d’usage.