Lutter contre les troubles du sommeil à la ménopause

À l’approche de la ménopause, le sommeil se transforme souvent en terrain instable ! Anne-Charlotte Gamé, naturopathe spécialisée en préménopause et ménopause, apporte un éclairage précieux et des solutions concrètes, pour mieux accompagner les femmes dans cette transition et retrouver des nuits plus sereines.  

Femme de 50 ans qui n'arrive pas à s'endormir

Ménopause : quels changements hormonaux perturbent le sommeil ?

Un sommeil plus léger et moins récupérateur, un endormissement difficile, des réveils nocturnes ou précoces, des insomnies, des ruminations ou une agitation mentale nocturne… mais pourquoi tous ces symptômes ? Que se passe-t-il ? À la ménopause, la baisse des œstrogènes et de la progestérone vient bouleverser plusieurs mécanismes essentiels au sommeil chez la femme, rappelle Anne-Charlotte Gamé, naturopathe. Les œstrogènes jouent un rôle clé dans la régulation des neuromédiateurs comme la sérotonine, précurseur de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Leur diminution peut entraîner un endormissement plus difficile, un sommeil plus léger et parfois une réduction des phases de sommeil profond. Les œstrogènes participent aussi à la régulation de la température corporelle. Leur chute perturbe le fonctionnement de l’hypothalamus, véritable thermostat interne, entraînant des variations brutales de température, les fameuses bouffées de chaleur nocturnes ! La progestérone, quant à elle, possède un effet naturellement sédatif en agissant sur les récepteurs GABA. Sa baisse peut favoriser une nervosité accrue, des difficultés d’endormissement et un sommeil plus « haché ».

Pourquoi les réveils nocturnes sont-ils plus fréquents autour de la ménopause ?

Plusieurs raisons se cumulent et expliquent la fréquence des réveils nocturnes à la ménopause, explique Anne-Charlotte Gamé, naturopathe :

  • Les bouffées de chaleur nocturnes provoquent des micro-réveils, ou des réveils complets, avec une sensation de chaleur intense, de transpiration, puis de frissons. Parfois les bouffées de chaleur entraînent même une réaction de panique, voire une crise d’angoisse. Il est d’autant plus difficile alors de retrouver le calme et de se rendormir.
  • La baisse des œstrogènes peut affecter le système limbique et la régulation émotionnelle, favorisant les pensées intrusives nocturnes, l’anxiété et les ruminations.
  • Un déséquilibre du cortisol, l’hormone du stress, qui peut parfois être plus élevé la nuit, entraîne des réveils nocturnes avec une sensation d’alerte ou de vigilance.
  • Des variations de la glycémie peuvent provoquer des réveils nocturnes liés à une activation du système nerveux.
  • Le syndrome des jambes sans repos durant la nuit est plus fréquent à cette période.
  • La prévalence de l’apnée du sommeil augmente après la ménopause, la progestérone ayant auparavant un effet protecteur sur la respiration.
  • La nycturie (envies fréquentes d’uriner), liée notamment aux modifications des tissus urinaires, provoque des réveils nocturnes.

6 conséquences des nuits difficiles sur la santé des femmes à la ménopause

  1. Une fatigue chronique qui s’installe, avec des coups de pompe en journée, des troubles de la vigilance, une sensation de ne jamais être vraiment reposée. Pour retrouver de l’énergie, il est tentant alors de consommer plus d’excitants (café, tabac…) ou de manger plus régulièrement et plus sucré.
  2. Un équilibre nerveux fragilisé : irritabilité, anxiété, hypersensibilité émotionnelle, risque de dépression.
  3. Des difficultés cognitives : troubles de la concentration, oublis fréquents, sensation de brouillard mental.
  4. Les défenses naturelles qui s’affaiblissent, une récupération plus lente.
  5. Une vie intime perturbée : fatigue, baisse de libido, tensions relationnelles…
  6. La peau en moins bonne santé : le sommeil profond étant un moment clé de régénération cellulaire, sa diminution accentue les signes de fatigue et le vieillissement cutané.

Comment retrouver un meilleur sommeil à la ménopause ?

La chambre : un environnement propice au sommeil

  • Température idéale : entre 16 et 18° C.
  • Obscurité totale (masque de nuit si nécessaire)
  • Silence, bruit blanc ou bouchons d’oreilles si l’environnement est bruyant
  • Literie adaptée : matières respirantes (coton, bambou), couette légère (avec une couverture à portée de main pour les frissons)
  • Aération de la chambre 10 minutes avant de se coucher
  • Pas d’écrans dans la chambre
  • Le lit réservé au sommeil et à l’intimité uniquement
  • Diffusion d’une senteur apaisante comme une huile essentielle de Lavande fine, ou quelques gouttes sur un mouchoir à côté du lit et à respirer lors des réveils nocturnes.


Pour s’endormir plus facilement, une routine du soir

En fin de journée et au moment du coucher, voici un exemple de routine simple et efficace, proposé par Anne-Charlotte Gamé, naturopathe, pour signaler au corps et au cerveau qu’il est temps de ralentir et ainsi favoriser l’endormissement :

  • entre 19 et 20h, privilégier un dîner léger et digeste, en évitant l’alcool
  • à partir de 20h30 ou 21h, réduire l’intensité lumineuse, favoriser une ambiance douce et tamisée
  • couper les écrans ou activer un filtre lumière chaude pour ne pas perturber la production de mélatonine
  • entre 21 et 22h, prendre un bain ou une douche tiède (éviter l’eau trop chaude). La légère baisse de température corporelle après le bain facilite l’endormissement
  • enfin, vers 22h, instaurer un moment calme avec tisane apaisante, lecture, musique douce, étirements légers ou yoga nidra.  


Des outils simples qui ont fait leurs preuves pour mieux dormir

  • le Brain dump (écrire tout ce qui encombre l’esprit pour diminuer la charge mentale)
  • la cohérence cardiaque
  • la méditation guidée  
  • le Body scan (ou scan corporel, technique qui consiste à passer mentalement en revue toutes les parties du corps).    

Les plantes qui aident à mieux dormir quand vient la ménopause

Toutes les plantes du sommeil ont leurs spécificités, précise conseille Anne-Charlotte Gamé, naturopathe. L’Eschscholzia est reconnue pour ses effets sédatifs et son action sur la qualité du sommeil, tandis que la Valériane est particulièrement utile en cas de difficultés d’endormissement,  de ruminations ou d’insomnie. La Mélisse, à la fois apaisante sur le plan digestif et nerveux, ainsi que l’Aubépine, recommandée en cas de palpitations nocturnes, peuvent également être intéressantes. Dans le contexte spécifique de la ménopause, et sur avis médical, le Houblon apporte un effet relaxant associé à une légère action sur les œstrogènes, l’Actée à grappes noires peut aider à soulager les bouffées de chaleur, et la Sauge officinale contribue à réduire les sueurs nocturnes, bien qu’elle soit contre-indiquée dans certaines situations hormonales. La Rhodiole agit sur le stress émotionnel, à prendre le matin. En complément, le magnésium favorise la relaxation neuromusculaire, et la mélatonine, utilisée à faible dose et très ponctuellement, peut aider à resynchroniser le rythme du sommeil. Dans tous les cas, l’avis d’un professionnel de santé est toujours recommandé pour une prise en charge adaptée.

Troubles du sommeil à la ménopause : quand s’inquiéter ?

Les troubles du sommeil peuvent apparaître dès la préménopause, soit 2 à 10 ans avant la ménopause, parfois dès 40-42 ans, bien avant l’arrêt des règles. Chez la majorité des femmes, ils ont tendance à se stabiliser quelques années après la ménopause confirmée, lorsque le corps s’adapte progressivement à un nouvel équilibre hormonal. Cependant, certaines femmes peuvent continuer à en souffrir, notamment lorsqu’une insomnie chronique s’est installée sans prise en charge. Il est donc essentiel de consulter un professionnel de santé si l’insomnie persiste depuis plus de trois mois, si la fatigue devient invalidante, si des signes d’apnée du sommeil apparaissent (comme des ronflements ou des pauses respiratoires), si un syndrome des jambes sans repos est ressenti, si l’humeur est fortement altérée (tristesse, perte d’intérêt, pleurs fréquents), ou encore si les bouffées de chaleur ou d’autres symptômes de la ménopause sont très intenses.  

Pour mieux connaître et comprendre la préménopause, une BD sans tabou : La Préménopause, on en parle ! de Cäät, aux Éditions Albin Michel (parution mai 2026). 

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