Comprendre le syndrome prémenstruel (SPM) et les symptômes

Ballonnements, irritabilité, fatigue… Pour beaucoup de femmes, les jours précédant les règles s’accompagnent de symptômes parfois difficiles à vivre. Mieux comprendre le syndrome prémenstruel (SPM) et les solutions naturelles qui soulagent, c’est déjà commencer à mieux le gérer. 

Femme fatiguée par le syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel : un passage obligé avant les règles ?

Pas forcément heureusement, mais il faut reconnaître que pour 20 à 40% des femmes il s’agit en tout cas d’une réalité : d’un simple inconfort passager pour certaines à un véritable défi mensuel pour d’autres. Le syndrome prémenstruel (SPM) regroupe un ensemble de symptômes qui apparaissent environ une semaine avant les règles, en fin de phase lutéale, et disparaissent un à deux jours après leur début, rappelle le Docteur Maryline Salvetat, médecin généraliste.

. Les symptômes physiques : seins douloureux et tendus, sensation de gonflement, ballonnements, maux de ventre, douleurs lombaires ou encore prise de poids.  

Sarah, 31 ans : Je déteste la deuxième partie de mon cycle, et surtout les quelques jours avant mes règles. Je me sens gonflée et à l’étroit dans mes vêtements les plus ajustés. Ça a le don de me mettre de mauvaise humeur. 

. Les symptômes psychologiques : tristesse, fatigue inhabituelle, irritabilité, crises de larmes, anxiété ou impression de malaise général.  

Lison, 25 ans : J’ai mis quelques années à associer à mon cycle un état de tristesse diffus, une envie de ne rien faire qui me tombait dessus certains jours. Et puis, en parlant autour de moi, j’ai compris que, comme de nombreuses femmes, je subissais de plein fouet le fameux syndrome prémenstruel avec la chute de la progestérone et des autres hormones.

Le syndrome prémenstruel : une étude internationale le passe à la loupe !

En 2022, une grande étude internationale (Hantsoo L. et al., 2022) s’appuyant sur les données d’une application mobile a recueilli les témoignages de près de 240 000 femmes issues de 140 pays afin d’analyser le syndrome prémenstruel. 28,61 % des participantes ont déclaré que leurs symptômes perturbaient leur vie quotidienne à chaque cycle, soulignant l’impact concret du syndrome prémenstruel (SPM). Parmi les troubles les plus fréquemment rapportés figuraient les fringales (85,28 %), suivies des sautes d’humeur ou de l’anxiété (64,18 %) et de la fatigue (57,3 %). D’autres symptômes étaient également pointés : troubles du sommeil, baisse de libido, problèmes gastro-intestinaux, prise de poids, maux de tête, sueurs ou bouffées de chaleur.

L’analyse des données montre aussi que certains troubles, comme la fatigue, les problèmes capillaires, les éruptions cutanées et les œdèmes, devenaient plus fréquents avec l’âge. En revanche, les sautes d’humeur et l’anxiété ne variaient pas de manière notable selon les groupes d’âge.

Les facteurs qui influencent le syndrome prémenstruel

D’une femme à l’autre, comment se fait-il que les troubles avant les règles se manifestent avec une intensité si différente ? « On a mis en lumière certains facteurs qui nous permettent de mieux comprendre », explique le Docteur Maryline Salvetat, médecin généraliste.

. Les perturbateurs endocriniens : l’exposition aux pesticides, à certains additifs alimentaires ou détergents, ou même la pollution de l’eau souterraine par des résidus d’hormones, peuvent amplifier le taux d’œstrogènes.

. Les hormones de synthèse : pilule contraceptive, stérilet à la progestérone, traitement hormonal de la ménopause peuvent perturber l’équilibre hormonal.

. Les modes de vie : le tabac, une alimentation déséquilibrée notamment riche en matières grasses d’origine animale, un déficit en magnésium…  

. Les facteurs sociaux et familiaux : l’éducation, les croyances sur ce sujet peuvent influencer les femmes et aggraver un syndrome prémenstruel (SPM). À noter que les mères des femmes touchées par ces troubles le sont souvent aussi.  

. Certains évènements de vie douloureux peuvent favoriser un SPM, comme un traumatisme, un choc, une fausse-couche, une dépression du post-partum… 

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) : la forme grave du SPM

Parmi les femmes qui connaissent des perturbations en période prémenstruelle, elles sont environ 5% concernées par le trouble dysphorique prémenstruel, c’est-à-dire à présenter des symptômes intenses comme des variations de l’humeur très marquées (colère, grande tristesse…), une grande irritabilité, la diminution de l’intérêt les activités habituelles, le sentiment de ne plus rien contrôler… Souvent mal diagnostiqués, ces troubles présents avant les règles, perturbent fortement le quotidien des femmes touchées, mais peuvent également les mettre en danger. Une méta-analyse (Prasad D. et al., 2021) révèle que le risque de tentative de suicide est 7 fois plus élevé chez les femmes atteintes d’un trouble dysphorique prémenstruel.  

Si des épisodes de ce type se manifestent en seconde moitié de cycle, il est conseillé de ne pas attendre, et d’en parler le plus tôt possible à son médecin généraliste ou à son gynécologue. Un bilan complet s’impose pour trouver rapidement des solutions.  

Les solutions naturelles pour mieux vivre la phase prémenstruelle

Si les symptômes sont légers, souligne le Docteur Maryline Salvetat, médecin généraliste, des mesures d’hygiène de vie peuvent déjà aider, notamment pour agir sur le phénomène de rétention d’eau dans les tissus. Pour cela, il est conseillé de réduire ses apports en sel et de limiter (encore mieux d’arrêter) les excitants tels que le café, l’alcool, le tabac. Pratiquer une activité physique, prendre le temps de se détendre, dormir suffisamment, augmenter ses apports en magnésium, calcium et vitamines B peuvent également agir favorablement sur le syndrome prémenstruel (SPM).

Les plantes recommandées pour soulager le syndrome prémenstruel


Certaines plantes médicinales sont classiquement recommandées pour soulager les symptômes du SPM.  

- Sur le plan hormonal : le Gattilier, l’Alchémille vulgaire ou encore l’Achillée millefeuille, contribuent à soutenir l’équilibre du cycle.  

- Sur le plan inflammatoire : les huiles d’Onagre et de Bourrache, connues pour leur richesse en acides gras essentiels.  

- Sur le plan général : en complément, certaines plantes peuvent aider à soulager des symptômes spécifiques durant la phase prémenstruelle : le Griffonia pour les troubles de l’humeur, la Valériane pour améliorer le sommeil, la Piloselle pour favoriser le drainage et limiter la rétention d’eau, ou encore la Vigne rouge pour soutenir la circulation en cas d’insuffisance veineuse.  

Même en cas de traitement naturel, il est toujours recommandé de demander conseil à son pharmacien, afin de s’orienter vers des solutions adaptées et sécurisées (bon dosage, absence d’interactions avec des médicaments…). 

Complément alimentaire Naturactive à base d’huile d’Onagre conseillé en cas de syndrome prémenstruel

L’huile d’Onagre participe au bien-être féminin en période prémenstruelle : à prendre les 10 derniers jours du cycle, à raison de 3 capsules par jour. Complément alimentaire. Boîtes 30 ou 60 capsules.  

VISUEL PRODUIT avec balise alt du type « Produit Huile d’Onagre en capsules, à utiliser pour mieux gérer le syndrome prémenstruel, proposé par le laboratoire Naturactive »

Sources

Hantsoo L. et al., 2022. Premenstrual symptoms across the lifespan in an international sample: data from a mobile application. Archives of Women's Mental Health:25:903-910. https://link.springer.com/article/10.1007/s00737-022-01261-5  

Prasad D. et al., 2021. Suicidal Risk in Women with Premenstrual Syndrome and Premenstrual Dysphoric Disorder: A Systematic Review and Meta-Analysis. J. Womens Health. : déc ;30(12):1693707. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34415776/

https://www.vidal.fr/maladies/sexualite-contraception/troubles-regles/syndrome-premenstruel.html

https://www.inserm.fr/c-est-quoi/payetoncycle-cest-quoi-le-syndrome-premenstruel

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04638843v1/document

https://www.vidal.fr/maladies/sexualite-contraception/troubles-regles/syndrome-premenstruel.html

https://journals.lww.com/greenjournal/abstract/2023/12000/management_of_premenstrual_disorders__acog.34.aspx