Sommaire
- Trous de mémoire : un phénomène banal qui augmente avec l'âge
- Comment la mémoire évolue avec l'âge : l'éclairage du Dr Michèle Puel, neurologue
- Oubli normal ou signe d'alerte : comment faire la différence
- Quelles sont les causes courantes des trous de mémoire
- Entretenir sa mémoire au quotidien : les bons réflexes
- Trous de mémoire : quand consulter
Trous de mémoire : un phénomène banal qui augmente avec l'âge
Les trous de mémoire peuvent survenir à tout âge. Ce phénomène ne doit pas inquiéter outre mesure. Le stress de la vie actuelle peut expliquer beaucoup de petits oublis, par défaut de concentration. Bien sûr l’âge venant, le vieillissement peut accentuer les difficultés d’apprentissage et ralentir la récupération des souvenirs. Alors apprenons à entretenir notre mémoire !
Oubli normal ou signe d'alerte : comment faire la différence
Les oublis bénins du quotidien
Les petits oublis sont nombreux dans la vie courante car notre monde s’emballe et sature notre mémoire de messages et autres informations. Par ailleurs, notre attention est sans cesse mobilisée par la multiplicité des tâches et des sollicitations. Or la concentration est nécessaire pour mémoriser.
Les signes qui doivent amener à consulter son médecin
Avec l’âge, le vieillissement ralentit le processus de récupération de l’information. Bien sûr, on pense à la maladie d’Alzheimer qui suscite de l’inquiétude. Dans une situation normale, la personne ne retrouve pas l’information au bon moment (nom, date…), mais celle-ci est bien conservée. Et la réponse surgit un peu plus tard ! A contrario, dans un véritable trouble de la mémoire, l’information n’est plus stockée. Une consultation médicale est alors recommandée pour un bilan.
Quelles sont les causes courantes des trous de mémoire
Avec les nouvelles techniques d’exploration, les chercheurs décryptent peu à peu l’activité des zones du cerveau chargées d’échanger, trier, remanier… Processus dynamique complexe, la mémoire est très sensible aux perturbations. De nombreux facteurs peuvent induire un dysfonctionnement : le stress, les émotions, la dépression… mais aussi la prise d’alcool ou de certains médicaments.
A l’inverse, il est possible d’optimiser le fonctionnement de la mémoire en surveillant son hygiène de vie, rappelle le Dr Puel. Ses trois conseils : « rester « zen », faire du sport et bien dormir. En effet, le sommeil joue un rôle capital dans la mémoire. »
Entretenir sa mémoire au quotidien : les bons réflexes
Nous rêvons tous de « muscler » notre cerveau, d’améliorer nos performances intellectuelles et d’augmenter nos capacités mémorielles. L’alimentation, le sommeil et l’activité physique jouent un rôle majeur, tout comme la nécessité d’exercer notre mémoire au quotidien.
Alimentation, sommeil et activité physique
Sur le plan alimentaire, adoptez le régime méditerranéen, appelé également régime crétois : fruits et légumes de saison, céréales complètes et légumineuses, huile d’olive... Ce sera bénéfique pour les membranes de vos cellules, donc pour les neurones et les vaisseaux cérébraux. Les végétaux, en particulier, apportent des substances anti-oxydantes qui contribuent à protéger les parois et à favoriser la circulation cérébrale.
Côté nuit, c’est pendant le sommeil que les séquences neuronales sont réactivées et cette répétition consolide les éléments mémoriels, notamment au niveau des souvenirs et des apprentissages - d’où l’importance du sommeil à tous les âges de la vie : enfants, étudiants, actifs et seniors.
En parallèle, faites de l’exercice physique : l'afflux de sang vers le cerveau permet une meilleure oxygénation. L’activité physique favorise également la création de neurones et le renforcement des connexions existantes. Enfin, en diminuant le stress, une activité régulière protège durablement le cerveau contre le déclin cognitif lié à l'âge.
Stimuler sa mémoire et son cerveau
Il est impératif de conserver des activités cognitives riches et variées tout au long de la vie, et surtout au moment du départ à la retraite.
Pour optimiser le fonctionnement de la mémoire, on adopte des stratégies mnémotechniques : par exemple, répétition de l’information pour un encodage plus performant.
Pour aider la mémoire, on peut s’appuyer sur des listes de tâches ou de courses, un répertoire, un agenda, des rappels téléphoniques… Ces astuces du quotidien aident à éviter les petits oublis.
Trous de mémoire : quand consulter
En cas de troubles de la mémoire importants, votre médecin généraliste est le premier interlocuteur. En consultation, il réalisera un bilan et vous orientera vers le bon spécialiste selon les symptômes : neurologue, gériatre, neuropsychologue. Des consultations mémoire sont également proposées dans la plupart des hôpitaux, au sein de structures spécialisées regroupant les différentes disciplines.
FAQ
1. Les trous de mémoire sont-ils un signe de la maladie d'Alzheimer ?
1. Les trous de mémoire sont-ils un signe de la maladie d'Alzheimer ?
Les trous de mémoire ne sont généralement pas un signe de la maladie d’Alzheimer. Surtout si l’information recherchée vous revient un peu plus tard. En cas de doute, un avis médical est recommandé.
2. À partir de quel âge a-t-on des trous de mémoire ?
2. À partir de quel âge a-t-on des trous de mémoire ?
En général, dès la quarantaine, il devient plus difficile d’apprendre, et plus difficile d’accéder à l’information stockée. Avec l’avancée en âge, le vieillissement ralentit le processus de récupération. D’où la nécessité d’entretenir sa mémoire tout au long de la vie et de se concentrer au quotidien.
3. Le stress peut-il provoquer des trous de mémoire ?
3. Le stress peut-il provoquer des trous de mémoire ?
Oui, le stress chronique est un facteur de dysfonctionnement de la mémoire. Il provoque une surproduction de cortisol qui endommage l'hippocampe, zone clé de la mémoire. Cela perturbe la capacité du cerveau à enregistrer et restituer les informations.
4. Comment entretenir sa mémoire naturellement ?
4. Comment entretenir sa mémoire naturellement ?
Les jeux de réflexion (mots croisés, sudoku) et l'apprentissage de nouvelles compétences (langue étrangère, musique) stimulent la plasticité cérébrale. La lecture régulière et les exercices de mémorisation sont aussi bénéfiques. Les relations sociales sont encouragées au travers d’activités sportives en club ou de bénévolat dans les associations : le lien social est essentiel pour notre cerveau.
5. En phytothérapie, quelle plante peut aider à soutenir la mémoire ?
5. En phytothérapie, quelle plante peut aider à soutenir la mémoire ?
Plante de la circulation cérébrale, le Ginkgo biloba peut être conseillé sous la forme d’extrait concentré en gélules. Le Ginkgo aide à maintenir une bonne mémoire notamment en cas de déclin lié à l’âge. En complément, la Rhodiole (Rhodiola rosea L.) aide au tonus intellectuel et à la réactivité. Ces plantes sont associées dans la formule SynXpert Mémoire de Naturactive (nouveauté octobre 2026). Demandez conseil à votre pharmacien.
Comment la mémoire évolue avec l'âge : l'éclairage du Dr Michèle Puel, neurologue
Pourquoi le rappel des souvenirs devient plus lent
Naturactive : – Comment notre mémoire est-elle affectée par le vieillissement ?
Dr Michèle Puel : – En fait, la mémoire en tant que telle ne se “perd” pas. Mais son fonctionnement évolue avec l’âge. Les processus deviennent moins rapides, il faut plus de temps pour traiter l’information. Et les traces – les souvenirs – deviennent plus fragiles.
– Du fait de ce fonctionnement moins rapide, le “stockage” se fait moins bien ?
– Oui. Déjà, par manque de temps, une partie de l’information est perdue. De plus, “l’encodage” est moins performant. Vous savez que le souvenir se fixe d’autant mieux qu’il a été bien “encodé”, c’est-à-dire associé à un ou plusieurs repères : un mot ou une idée, une odeur, une image, un son, une émotion… Cette fonction devient moins efficace avec l’âge.
– Et le rappel des souvenirs est plus difficile…
– Oui, on a du mal à récupérer l’information. Le processus de rappel des souvenirs est moins dynamique, les stratégies de récupération sont moins efficaces. On le constate surtout avec les noms propres.
Peut-on compenser ce ralentissement naturel ?
– Cette évolution naturelle, peut-on la compenser ?
– Il faut s’adapter à ce ralentissement, prendre plus de temps pour assimiler une information nouvelle. Ne pas hésiter à se la répéter plusieurs fois, pour renforcer l’encodage et mieux fixer le souvenir. On peut aussi améliorer ses stratégies de mémorisation.
– Inévitablement, les défaillances de la mémoire font redouter la maladie d’Alzheimer. Quels sont les signes qui doivent réellement donner l’alarme ?
– On peut soupçonner une maladie de la mémoire lorsque la personne manifeste des troubles qu’elle n’avait pas auparavant. Les oublis sont plus fréquents, plus divers. Les objets sont plus souvent égarés et on ne les retrouve plus. La personne a besoin de faire répéter trop souvent les mêmes informations. Les changements les plus significatifs concernent le comportement : la personne abandonne des activités qu’elle aimait, se replie sur elle-même, devient moins autonome… Ces signes doivent amener la personne ou son entourage à en parler au médecin généraliste.
– Dans la grande majorité des cas, le trou de mémoire est un phénomène banal et bénin ?
– Si vous restez aussi actif et dynamique dans vos occupations habituelles, vous n’avez pas à vous inquiéter.