Sommaire
- Dysménorrhée : des symptômes plus ou moins invalidants
- Dysménorrhée : différentes origines
- Quand la douleur des règles est-elle pathologique ?
- Quels traitements pour soulager les règles douloureuses
- Les plantes médicinales aux propriétés calmantes, à prendre durant les règles
- Tout ce qui fait du bien pendant les règles !
- Complément alimentaire Naturactive à base de plantes pour soulager les règles douloureuses
Dysménorrhée : des symptômes plus ou moins invalidants
La dysménorrhée, comme le rappelle le Docteur Jean-Michel Morel, médecin généraliste, désigne les douleurs pelviennes survenant au moment des règles. Chez certaines femmes, la douleur passe presque inaperçue, alors que chez d’autres la douleur est décrite comme une crampe violente, une douleur sourde et constante, une douleur aiguë qui s’atténue par moment, une douleur lancinante avec des à-coups sur un fond de gêne… La douleur peut irradier vers le bas, vers l’arrière, ou dans les cuisses. Elle génère un état psychologique particulier, avec nervosité ou apathie, instabilité émotionnelle, troubles du sommeil, quelquefois migraines menstruelles, dites migraines cataméniales. Si le pic de douleur est généralement ressenti 24h après le début des règles, les premières douleurs peuvent les précéder de 1 à 3 jours. Les activités quotidiennes peuvent ainsi être perturbées pendant une petite semaine autour des menstruations. De par ses répercussions, la dysménorrhée ne doit pas passer sous silence. En parler à un professionnel de santé, être bien accompagnée, permet de vivre la période des règles plus paisiblement.
Dysménorrhée : différentes origines
On distingue deux grandes formes de dysménorrhée :
. La dysménorrhée primaire :
C’est la forme la plus fréquente, qui n’est pas due à une maladie organique identifiable. Elle survient souvent dès l’adolescence, dans l’année qui suit les premières règles et tend à diminuer avec l’âge ou après une grossesse. Dans cette forme, les douleurs menstruelles sont en lien avec une production excessive de prostaglandines par l’endomètre ; ce qui tend à augmenter la contractilité des fibres musculaires de l’utérus, entraînant une hypoxie locale et une douleur accrue.
. La dysménorrhée secondaire :
Elle apparaît plus tard chez une femme qui avait jusqu’ici des règles peu ou pas douloureuses. Elle est liée à une affection pelvienne sous-jacente. L’endométriose est la cause la plus fréquente, mais on peut également incriminer une adénomyose, des fibromes utérins, des polypes, ou encore des anomalies anatomiques ou un dispositif intra-utérin déplacé. Dans ces cas, les douleurs peuvent être associées à d’autres symptômes comme des règles anormalement abondantes, des douleurs pendant les rapports…
Quand la douleur des règles est-elle pathologique ?
Une douleur de règles anormale, c’est-à-dire inhabituelle, intense, persistante ou sans amélioration malgré la prise du traitement habituel, ou associée à des signes tels que fièvre, vomissements, abdomen dur, écoulement vaginal anormal, doit conduire à consulter immédiatement un médecin. Ces manifestations peuvent révéler une pathologie nécessitant une prise en charge urgente. Même si ces cas restent rares, il ne faut jamais banaliser une douleur menstruelle qui interroge ou inquiète.
Parmi les causes de douleurs menstruelles sévères, l’endométriose est l’une des plus fréquentes, précise le Docteur Jean-Michel Morel, médecin généraliste. Elle se caractérise par la présence de cellules de l’endomètre, la muqueuse qui tapisse normalement l’utérus, implantées en dehors de celui-ci. Ces cellules conservent leur fonctionnement d’origine : elles se développent au cours du cycle et saignent au moment des règles, ce qui provoque une réaction inflammatoire locale responsable de douleurs souvent comparables ou supérieures à celles observées dans la dysménorrhée primaire. L’endométriose peut également s’accompagner de douleurs urinaires ou à la défécation, de douleurs lors des rapports sexuels, et être découverte à l’occasion d’un bilan d’infertilité.
L’adénomyose utérine peut être considérée comme une forme apparentée, dans laquelle les cellules de l’endomètre qui tapissent normalement l’intérieur de l’utérus, se développent à l’intérieur du muscle utérin.
Quels traitements pour soulager les règles douloureuses ?
Le traitement des règles douloureuses repose d’abord sur la prise en charge des symptômes. Le paracétamol, largement utilisé, est souvent suffisamment efficace dans les cas de douleurs modérées. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont intéressants car ils diminuent la production de prostaglandines impliquées dans les contractions utérines responsables de la douleur. Quel que soit le traitement, il est recommandé de le prendre dès le début des symptômes, à la dose minimale efficace et pour une durée brève (généralement 2 à 3 jours), tout en respectant les contre-indications (ulcère digestif, insuffisances rénales ou hépatiques, etc.). En effet, quand la douleur s’installe, il est plus difficile de la soulager.
Une autre option thérapeutique consiste à utiliser des contraceptifs hormonaux, qui réduisent ou suppriment les règles, en particulier si une indication contraceptive est souhaitée. Le dispositif intra-utérin libérant un progestatif peut également être proposé dans certains cas pour atténuer les douleurs.
Les plantes médicinales aux propriétés calmantes, à prendre durant les règles
Selon le Docteur Jean-Michel Morel, médecin généraliste spécialisé en phytothérapie et en aromathérapie, les solutions naturelles visant à diminuer les douleurs menstruelles sont nombreuses !
- En cas de douleur avant et pendant les règles : certaines plantes présentent des propriétés antalgiques, anti-inflammatoires et antispasmodiques. Un mélange traditionnellement utilisé associe la Grande camomille et l’Achillée millefeuille. Plus précisément, l’Achillée millefeuille a une action sur les muscles lisses de l’utérus, aidant à relâcher les contractions involontaires, tandis que la Grande camomille est connue pour ses effets apaisants.
- En prévention des douleurs menstruelles : d’autres plantes peuvent être envisagées dans le cadre d’une approche personnalisée, sur avis d’un professionnel de santé formé à la phytothérapie. Parmi celles-ci, l’Alchémille, le Gattilier, la Camomille matricaire, la Marjolaine ou la Mélisse. Ces plantes, utilisées seules ou en synergies, visent à atténuer les troubles hormonaux et locaux de la dysménorrhée, et permettent d’anticiper les moments difficiles.
Tout ce qui fait du bien pendant les règles !
- La bouillotte tiède de nos grand-mères (ou un coussin-chauffant), posée sur le bas-ventre pour aider les muscles à se décontracter et les vaisseaux à se dilater.
- Un massage du ventre avec quelques gouttes d’huile essentielle de Lavande fine diluée dans une huile végétale neutre.
- Un rythme moins soutenu pendant quelques jours : réduire la cadence, alterner activités/repos, se coucher plus tôt, privilégier le télétravail, réduire les déplacements…
- Des vêtements amples et confortables, un environnement agréable (senteurs, lumières, calme…)
- Le mouvement doux et adapté (marche, étirements, Yoga, Pilates, sport sans objectif de performance…).
- Des repas plus digestes, des boissons chaudes réconfortantes (rooibos, tisanes de Camomille, Mélisse ou Verveine).
- Des techniques de respiration profonde ou de cohérence cardiaque en prenant conscience du schéma corporel et en particulier du ventre et du pelvis qui peuvent se relâcher volontairement.
- En fonction des besoins, les formules naturelles sur-mesure disponibles en pharmacie pour améliorer le confort et le bien-être des femmes durant cette période : les formules qui apaisent la douleur des règles bien sûr, mais aussi celles améliorant la qualité du sommeil, favorisant la digestion ou luttant contre l’anxiété, etc. Bref, la période des règles est une excellente occasion de s’écouter davantage et de se chouchouter !
Complément alimentaire Naturactive à base de plantes pour soulager les règles douloureuses
Conseillé en cas de dysménorrhée, ce complément alimentaire est l’association de deux extraits concentrés de plantes bio : l’Achillée millefeuille qui apaise les crampes abdominales et la Grande camomille qui favorise le confort menstruel, avec des effets perçus en moins d’une heure pour 93% des utilisatrices(1). Conseil : 1 à 3 gélules par jour selon l’intensité de l’inconfort. Pour les femmes et les jeunes filles à partir de 12 ans.
Règles Douloureuses BIO Naturactive. Boîtes 10 ou 30 gélules. En pharmacie.
Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour www.mangerbouger.fr
(1)Étude en conditions d’usage auprès de 91 utilisatrices sujettes aux règles douloureuses, réalisée par un laboratoire indépendant pour Naturactive/Pierre Fabre, 2020.
Sources
https://www.ameli.fr/lot/assure/sante/themes/regles-douloureuses/douleurs-regles
https://www.ameli.fr/lot/assure/sante/themes/regles-douloureuses/consultation-traitement