Combien de temps dure une infection urinaire

Selon son état de santé et sa résistance, chaque femme réagit différemment à une cystite, mais repérer les signes tôt et adopter quelques réflexes simples aident toujours à accélérer le rétablissement et à limiter les complications. 

Gros plan sur une femme souffrant d'une infection urinaire aux toilettes

Infections urinaires : une durée variable

Une infection urinaire chez une femme peut varier en durée, généralement entre quelques jours et une semaine, selon plusieurs facteurs. Les infections urinaires simples, souvent causées par des bactéries comme Escherichia coli, peuvent être rapidement résolues avec un traitement antibiotique approprié, généralement en cinq jours. Cependant, si l'infection est plus complexe ou si elle touche les reins (pyélonéphrite), la durée peut s'étendre à une semaine ou plus, nécessitant parfois un traitement plus long et plus intensif. Les facteurs de risque, tels que des antécédents d'infections urinaires fréquentes, des anomalies structurelles du système urinaire ou un système immunitaire affaibli, peuvent également prolonger la durée de l'infection. L’important est de réagir dès les premiers signes d’une infection pour préserver le système urinaire de toute inflammation durable.

Infections urinaires : les signes à surveiller

Une infection urinaire se manifeste généralement par des brûlures ou des douleurs à la miction, parfois une sensation de pesanteur de la vessie ou de gêne dans le bas-ventre, des envies fréquentes avec de faibles volumes d’urine, ainsi que des urines troubles, malodorantes, voire parfois avec des traces de sang.  

Infections urinaires : quand faut-il s’inquiéter ?

Il faut s’inquiéter si ces symptômes s’accompagnent de fièvre, de frissons, de douleurs lombaires : ces signes peuvent indiquer que l’infection est remontée jusqu’aux reins, ce qui transforme la cystite en pyélonéphrite aiguë. Une prise en charge médicale rapide s’impose. 
De même, en cas de fatigue inexpliquée, malaise général, nausées ou vomissements, notamment chez l’enfant ou la personne âgée, il ne faut pas minimiser les symptômes : l’infection urinaire peut se manifester de façon atypique, mais nécessiter un traitement. 
Enfin, en présence de facteurs de risque (grossesse, antécédents de récidives, troubles urinaires, âge avancé, pathologie rénale ou immunitaire), la survenue de symptômes urinaires, même légers, doit amener à consulter un médecin pour un diagnostic rapide.  

Infections urinaires : les facteurs qui influencent la guérison

En ce qui concerne les infections urinaires, plusieurs paramètres peuvent influencer la durée d’un épisode jusqu’à la guérison, rappelle le Docteur Maryline Salvetat, médecin généraliste. Tout d’abord, la nature de la bactérie en cause et sa sensibilité aux antibiotiques : certaines souches sont plus résistantes et nécessitent des traitements adaptés. Le mode de vie intervient également, car l’hydratation, l’hygiène urinaire ou encore les habitudes sexuelles (infection urinaire après rapport) peuvent favoriser ou non l’amélioration des symptômes.

Infections urinaires dans un contexte particulier

Certaines situations rendent l’infection plus complexe et donc plus longue à traiter : anomalies anatomiques ou fonctionnelles de l’arbre urinaire, grossesse, âge avancé (en particulier après 75 ans ou au-delà de 65 ans en présence de fragilités), immunodépression sévère ou insuffisance rénale chronique importante. À noter que le diabète, même lorsqu'il nécessite un traitement avec de l’insuline, n’est plus considéré comme un facteur de risque de complications des cystites.  

Infections urinaires simples chez la femme

En cas de cystite simple, chez une femme sans facteur de risque particulier, le traitement proposé en première intention est un antibiotique à dose unique, puis en deuxième et troisième intentions un traitement sur une durée de cinq jours. La diminution des symptômes est attendue autour du troisième jour de traitement. Pour une femme sujette à de nombreuses récidives, une prise en charge globale doit être envisagée avec l’aide du médecin traitant et/ou d’un urologue (évolution des comportements au quotidien, formules végétales en prévention ou dès les premiers signes). 

Infections urinaires : les gestes simples qui favorisent la récupération

• Boire beaucoup d’eau (1,5 à 2 litres par jour) pour aider à éliminer naturellement les bactéries responsables de l’infection et assainir le système urinaire. 
• Ne pas se retenir d’uriner pour limiter la stagnation urinaire, terrain idéal pour l’infection.  
• Prendre soin de sa flore urétrale et vaginale : en utilisant des produits d’hygiène intime doux, en portant des sous-vêtements en coton et des vêtements qui ne soient pas trop serrés. La prise de probiotiques adaptés peut être conseillée. 
• En cas de douleur, une chaleur douce sur le bas-ventre peut apporter un vrai soulagement. 
• Côté plantes, la Cranberry (Canneberge d’Amérique) est une aide précieuse pour les femmes sujettes aux cystites ! La Cranberry est traditionnellement utilisée pour contrer les premiers signes d’inconfort, pour soutenir un traitement ou en prévention pour réduire la fréquence des récidives. Dosée à 36 mg de ProAnthoCyanidines (PACs), la Cranberry, grâce à ses composants spécifiques, participerait à réduire l’adhérence des germes à la paroi vésicale.  
• Évitez tout ce qui est irritant : café, alcool, épices fortes. 
• Et bien sûr, se reposer suffisamment pour aider le système immunitaire à mieux combattre l’infection.

Simples et accessibles, ces gestes soutiennent efficacement le confort et la récupération après une infection urinaire, en complément d’une prise en charge adaptée. Ces bonnes habitudes peuvent être conservées en prévention d’une nouvelle récidive urinaire.

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Pour les soucis urinaires féminins, un duo d’extraits concentré de plantes en gélules (Cranberry et Pissenlit) et d’huiles essentielles en capsules (Giroflier, Cannelier de Ceylan…), pour réagir dès les premiers signes d’inconfort urinaire et retrouver du confort rapidement ! Conseil d’utilisation : en attaque, 1 gélule + 1 capsule, matin et soir, avec un grand verre d’eau, pendant 5 jours.

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Infections urinaires : testez vos connaissances !

1. La cystite est une infection des voies urinaires basses. 
Vrai ! La cystite touche principalement la vessie et l’urètre, contrairement à la pyélonéphrite qui atteint les reins.

2. Les infections urinaires sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes. 
Vrai ! L’urètre féminin étant plus court, les bactéries peuvent plus facilement remonter vers la vessie. Les femmes adultes présentent un risque 20 à 40 fois supérieur.

3. La cystite chez l’homme est toujours considérée comme simple. 
Faux ! Chez l’homme, une cystite est souvent compliquée et peut révéler des anomalies urologiques sous-jacentes.

4. Les symptômes typiques de la cystite sont bien identifiés. 
Vrai ! Les brûlures à la miction et la pollakiurie (envies fréquentes d’uriner) sont les signes caractéristiques de la cystite chez la femme.

5. Une cystite provoque systématiquement de la fièvre. 
Faux ! La fièvre est rare dans les cystites simples ; si elle est présente, il peut s’agir une infection plus grave, comme la pyélonéphrite, ce qui exige de consulter un médecin en urgence.

6. La pyélonéphrite est une forme plus grave d’infection urinaire qui atteint les reins. 
Vrai ! Elle se caractérise par de la fièvre, des douleurs lombaires et un malaise général, nécessitant un traitement plus intensif.

7. Si le médecin prescrit des antibiotiques, ils doivent être pris selon la durée prescrite. 
Vrai ! Un traitement incomplet peut ne pas éradiquer les bactéries et favoriser la résistance aux antibiotiques.

8. Une infection urinaire peut être asymptomatique. 
Vrai ! Chez les sujets âgés ou immunodéprimés, l’infection peut être silencieuse, mais évoluer vers des complications.

9. Une gêne urinaire peut disparaître spontanément sans traitement. 
Vrai et Faux ! Chez certaines femmes en bonne santé, les premiers signes d’une infection peuvent être maîtrisés par un apport hydrique important (1,5 litre d’eau plate en plus des apports quotidiens habituels) ; mais un traitement adapté réduit la durée des symptômes et le risque de complications.

Sources  

https://www.pasteur.fr/fr/journal-recherche/actualites/chronicite-infections-urinaires-differente-sexes

https://www.ameli.fr/tarn/assure/sante/devenir-parent/grossesse/difficultes-et-maladies-pendant-la-grossesse/infections/infections-bacteriennes

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2468718921000775?via%3Dihub

https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13625187.2022.2156278

https://www.urofrance.org/fileadmin/documents2/data/NE/1996/NE-1996-0

https://www.ameli.fr/lot/assure/sante/themes/cystite

https://www.wikiphyto.org/wiki/Canneberge