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Tabac : et si c’était le bon moment pour arrêter ?

planifier sa date d'arrêt du tabac

La décision est prise. Reste à choisir le moment. Attendre les vacances ? Mieux vaut programmer l’arrêt deux mois avant, conseille le Docteur Étienne André, tabacologue.
Avec l’aide d’un professionnel de santé, vous gagnerez plus facilement la liberté de ne plus fumer !

Naturactive : – Quelles sont les meilleures conditions pour arrêter de fumer ?
Dr André : – Mon premier conseil est de ne pas le faire seul. Faites-vous accompagner par votre pharmacien ou votre généraliste, ou par un tabacologue.
 
– L’expérience du professionnel de santé est un atout ?
– Aujourd’hui, on sait comment réussir l’arrêt du tabac, en traitant les trois niveaux de la dépendance : physique, comportementale et psychologique. Le premier rôle du professionnel de santé est d’évaluer votre dépendance physique, et de vous proposer un traitement adapté, par substituts nicotiniques. Il vous aidera ensuite à aborder les autres aspects de la dépendance.
 
– C’est important de bien évaluer le dosage de la nicotine ?
– Oui, car si la dose est trop faible, vous risquez de rechuter. Le principe est d’apprendre à votre cerveau à se passer de l’effet « shoot » de la cigarette. Les pastilles ou les patches vont donc vous apporter la dose dont vous avez besoin, mais de façon plus lente, et en la diminuant progressivement.
 
– Combien de temps va prendre le sevrage ?
– Votre organisme aura besoin de plusieurs mois pour réapprendre à vivre sans tabac. La prise d’un substitut se fait en général sur au moins trois mois. Il est capital de ne pas écourter le traitement.
 
– J’appréhende un peu les effets du manque…
– Le sevrage peut en effet entraîner nervosité, défaut de concentration, problèmes de sommeil… Si nécessaire, pour favoriser la détente et la relaxation, je conseille en première intention un produit à base de Rhodiola qui aide à mieux résister au stress passager. Cependant les troubles liés à la dépendance physique sont en grande partie estompés par les substituts nicotiniques. Les difficultés viennent en fait de la dépendance comportementale.
 
– C’est-à-dire ?
– Il s’agit d’apprendre à se passer de la gestuelle du fumeur et des rituels mis en place autour de la cigarette. S’en libérer représente une contrainte très forte. D’où l’importance de bien choisir le moment de l’arrêt.
 
– Pourquoi la période estivale est-elle la plus favorable ?
– Avec les beaux jours, vous pratiquez plus d’activités physiques, votre alimentation est plus équilibrée. Vous êtes moins sous pression dans la vie familiale et professionnelle.
 
– Mais vous conseillez d’arrêter avant les vacances ?
– Oui, faites-le plutôt dans la vie normale, un à deux mois avant vos congés. Votre entourage aura pris acte de votre décision. Au retour, votre sevrage sera bien établi et vous serez plus tranquille pour aborder la rentrée. Chez la majorité des fumeurs, cela marche très bien. Bon courage !
 

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