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Vivre sans tabac et sans stress

Sans tabac et sans stress

Arrêter de fumer, c’est gagner une vie plus tranquille. Car le tabac n’est pas un antistress, loin de là ! Avec le Docteur Rouzaud, président de Tabac & Liberté, laissons les idées reçues partir en fumée…
 
Naturactive : – Bien souvent, on allume une cigarette au moment où survient une difficulté ou un désagrément.
Dr Rouzaud : – C’est vrai, la dépendance au tabac est d’ordre psychologique, aussi bien que physique et comportemental. Ce type de dépendance est lié à la gestion du plaisir. Je dirais que le fait de fumer rend meilleur ce qui est bon, et rend un peu plus supportable ce qui est insupportable… Quand vous arrêtez de fumer, le manque au niveau psychologique est un des aspects importants de votre sevrage.
 
– Alors le manque va m’inciter à tirer une “taffe” pour soulager mon stress ?
– Mais le tabac n’est pas un antistress ! Il faut absolument détruire ce mythe propagé par les cigarettiers. La cigarette n’est qu’un dérivatif, face à une contrariété ou un souci. Non seulement le tabac n’enlève pas le stress, mais au contraire le fait de fumer majore le stress. Les études montrent qu’un fumeur après deux mois d’arrêt présente un niveau de stress sensiblement plus bas.
 
– Mais on ne se libère pas du tabac sans passer par une phase difficile.
– L’arrêt implique un changement radical de vos habitudes – tout comme lorsque vous changez d’appartement ou d’employeur… Il y aura une période d’adaptation, plus ou moins facile à vivre. Mais après cela, vous bénéficierez d’une vie bien meilleure et beaucoup plus tranquille.
 
– Que conseillez-vous pour faciliter la réussite du sevrage ?
– Avant tout, faites-vous accompagner : soit par un tabacologue, soit par votre médecin ou votre pharmacien, ou simplement par des amis. L’accompagnement à long terme, sur six mois à un an, est un gage de succès. Sur le plan pharmacologique, nous préconisons de recourir aux substituts nicotiniques. Sur les autres aspects de la dépendance, vous pouvez suivre une thérapie cognitive et comportementale : vous mettrez en balance les avantages et les inconvénients de votre décision d’arrêter, et vous mesurerez la force de votre motivation.
 
– Que faire en cas de nervosité ou d’humeur irritable ?
– La pratique d’un sport, la relaxation, la méditation, ou encore la sophrologie, toutes ces méthodes peuvent vous aider à mieux gérer le stress du sevrage et à vous sentir mieux dans votre peau. En accompagnement de votre démarche, la phytothérapie a toute sa place. Dans tous les cas, la présence d’un “coach” est d’une aide capitale.

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