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L’extrait de Gattilier : enquête sur un parcours de haute exigence

L’extrait de Gattilier

Entre le milieu naturel et le comptoir de la pharmacie, la transformation de la plante en médicament s’entoure de toute une batterie de précautions. Car la sécurité est la première exigence en matière de santé.

Alexandre Panel - Service Agronomie Pierre Fabre

Au moment de la cueillette

Tout commence en Turquie, dans la région d’Izmir au bord de la mer Égée : le Gattilier y pousse en abondance. C’est en automne que l’on prélève les fruits – uniquement les grains mûrs ! Ce travail de patience est confi é à des cueilleurs locaux dûment autorisés. Car la collecte doit se conformer aux Bonnes Pratiques Agricoles et de Cueillette. Des normes respectueuses de la ressource, imposées et vérifiées par les Laboratoires Pierre Fabre :
« Notre fournisseur en France est régulièrement audité », indique Alexandre Panel.
 

A la réception des fruits

Chaque lot de Gattilier est identifié et suivi de bout en bout. Dès réception, les laborantins l’examinent : s’agit-il bien de l’espèce médicinale inscrite à la Pharmacopée ? Les fruits sont-ils au juste point de maturité et de dessiccation ? Le lot est-il exempt de tout élément indésirable ? Si toutes les réponses sont « oui », il ne reste qu’à vérifier le critère d’activité de la plante : sa bonne teneur en dérivés flavoniques.
 

Du recueil des actifs à la mise en gélules

Extraire les composants utiles – et seulement eux ! – exige un processus complexe, strictement contrôlé. « L’extraction est assurée par un partenaire homologué », confirme Alexandre Panel. Macération, pressage, filtrage… Selon les principes de la chimie verte, le solvant utilisé est un éthanol issu de betterave. L’extrait est ensuite concentré sous vide, puis stabilisé, titré et standardisé. De 100 à 200 kg de fruits traités chaque année, il ne reste pas plus de 10 kg d’extrait sec ! Enfin c’est à Cahors (Lot) que le produit sera mis en  gélules pour la marque Naturactive. Non sans un ultime contrôle de qualité, cela va sans dire.
 

« L’arbre au poivre » une histoire piquante !

Devenu rare en France, le Gattilier trouve asile dans des jardins botaniques, comme la Villa Thuret d’Antibes. L’arbuste est remarquable par son feuillage aromatique et ses hampes de fleurs mauves. Au Moyen Âge, le Gattilier était cultivé dans les monastères comme condiment : ses grains à saveur piquante étaient jugés plus convenables pour les moines que ceux du Poivrier, aux effets trop échauffants…
L’espèce, dénommée Vitex agnus-castus L., est unique dans son genre. Répandu autour de la Méditerranée, le Gattilier faisait déjà partie de la pharmacopée grecque, puis arabe, dans le domaine de la gynécologie. Des études récentes ont confirmé l’intérêt de la plante dans ce domaine précis. Et c’est bien dans les fruits que se trouvent les composants bénéfiques pour le confort des femmes.
Bien entendu, l’automédication est exclue. Pour des troubles qui reviennent chaque mois, prenez d’abord conseil auprès du médecin ou du pharmacien.
 

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