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« Docteur, je ne suis pas malade, mais … »

booster sa vitalité et son immunité

C’est vrai, la ménopause n’est pas une maladie. Mais ses manifestations peuvent gâcher la vie !
Acupuncteur et phytothérapeute, le Docteur Aubé témoigne du bien-fondé d’un accompagnement par des méthodes alternatives, notamment lorsque les femmes se plaignent d’un moral en berne et d’un sommeil perturbé.
 

Naturactive : – Pourquoi la ménopause entraîne-t-elle des troubles de l’humeur ?
Dr Aubé : La chute de l’activité hormonale a probablement des effets, encore mal expliqués, au niveau des neuromédiateurs cérébraux. Par ailleurs, ce moment peut être vécu comme une perte de féminité et de séduction, d’où d’éventuelles difficultés psychologiques.
 

– Ces troubles ressemblent-ils à ceux du syndrome prémenstruel ?
– Non. On constate ici un sentiment de lassitude et de tristesse, un manque de tonus et d’envie… en somme, une petite déprime. Les femmes sont en perte de repères et se sentent perdues dans leurs choix, même si leur philosophie de vie les pousse à bien accepter ce passage.
 

– C’est le premier sujet de plainte chez les femmes ?
– En fait, en dehors des bouffées de chaleur, le principal motif de consultation concerne une altération du sommeil. En général il n’y a pas de difficulté à s’endormir, mais un éveil en cours de nuit, vers 3-4 heures du matin, suivi d’un sommeil haché. Vient ensuite la plainte concernant la sécheresse de la peau et de la muqueuse vaginale.
 

– Tout cela a des conséquences au quotidien.
– Oui, les femmes sont conscientes que leur état n’a rien de grave, mais ces troubles persistants leur gâchent la vie. Toutefois la plupart d’entre elles ne veulent pas, ou ne veulent plus recourir à un traitement hormonal substitutif.
 

– Comment pouvez-vous les aider ?
– En premier lieu, nous vérifions l’absence de pathologie sous-jacente, en particulier d’incidence thyroïdienne ou d’anémie. Si le bilan biologique est normal, je propose d’abord de traiter le terrain, dans le cadre d’une prise en charge globale de la personne.
 

– D’abord la nutrithérapie ?
– J’utilise beaucoup les acides gras essentiels, en particulier les oméga-3, dont l’apport est souvent nécessaire à cet âge. Je les prescris le soir, pour une meilleure efficacité liée à la chronobiologie. Leur prise améliore la tonicité des phanères (cheveux, ongles et peau). On observe en plus une action intéressante au niveau de l’équilibre cognitif. Les fonctions d’attention, mémorisation, concentration…, sont améliorées, d’où un bénéfice constaté sur l’état psychique. Je préconise également des anti-oxydants – la prise régulière est une arme contre le vieillissement cutané et circulatoire – en général, du sélénium et des vitamines A, C, et E.
 

– En parallèle avec l’amélioration de l’état général, que conseillez-vous ?
– Contre les perturbations du sommeil, nous disposons d’un produit naturel efficace et bien accepté, à base d’alpha-casozépine, à prendre le soir.
 

– Et en cas de “déprime” ?
– Le Millepertuis convient très bien dans ce domaine, chez les femmes qui ne prennent plus de traitement hormonal. Dans les troubles de l’humeur, l’association oméga-3 et Millepertuis a ma faveur à la prescription.
 

– Pendant combien de temps ?
– La stabilisation demande au minimum plusieurs mois, surtout si les troubles sont installés depuis longtemps. Parmi les solutions douces préconisées, l’acupuncture a une place de choix. Cette médecine de l’équilibre intervient pour rétablir une harmonisation énergétique entre les différentes parties du corps. Trois séances suffisent en général, suivies après trois mois d’une séance de rééquilibrage, de préférence au printemps et à l’automne.

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