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Tabac au travail : un tableau plutôt sombre

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arrêter de fumer au travail

L’étude initiée par les Laboratoires Pierre Fabre montre que le tabagisme sur les lieux de travail a des incidences sérieuses sur le plan sanitaire, social et professionnel. Réalité qui devrait inciter les entreprises à aider les salariés qui le souhaitent à vivre sans tabac !
 
Quelques années après l’interdiction de fumer sur le lieu de travail, où en est le tabagisme dans les entreprises ? Et quelles sont ses conséquences ? Sur l’initiative des Laboratoires Pierre Fabre Santé, une vaste enquête a été réalisée en 2009 avec l’aide de l’institut CSA Santé. Environ 2 000 personnes, représentatives de toutes les catégories, professions et régions de France, ont été interrogées. L’étude «Tabac-Travail-Territoires» donne ainsi, pour la première fois, une vision de la réalité parmi les actifs français.
 

Risques en hausse

L’enquête se basait sur trois questions simples : - comment le tabac est-il consommé au travail ? - quelle est l’influence du contexte sur le tabagisme des travailleurs ? - quelle est l’influence du tabagisme sur le travail ? Les réponses se sont avérées parfois surprenantes !
L’analyse de ces nouvelles données a été présentée aux derniers Entretiens de Bichat, en septembre 2009, par le Pr Dautzenberg, président de l’Office français du tabagisme au travail, partenaire de l’opération.
Premier constat, chiffres à l’appui : les travailleurs qui fument sont soumis à des risques plus élevés. On observe plus d’accidents de trajet, plus d’accidents de conduite automobile et plus d’accidents de travail. De même, les arrêts de travail déclarés sont plus fréquents.
Deuxième enseignement : l’attitude de l’encadrement influence le tabagisme ambiant. Lorsqu’un supérieur hiérarchique fume, les fumeurs sont plus nombreux et le coin-fumeurs est plus fréquenté !
 

Effet sur la durée du travail

Objet de tous les débats en interne, le nombre de pauses-tabac peut atteindre 8 dans la journée, soit près de 80 minutes d’arrêt au total. Une durée qu’on aurait tort d’assimiler intégralement à une perte de productivité, car ces pauses sont aussi des occasions de réflexion personnelle et d’échanges d’idées entre collègues ! Loin de toute polémique et de toute tentation discriminatoire, ces chiffres doivent avant tout susciter une relance de la lutte contre le tabagisme.
 

Aider les candidats au sevrage

Au vu de ces résultats, la conclusion est claire : le tabagisme au travail reste une source de conflits, de surcoûts et surtout de risques pour la santé. Dans l’immédiat, des actions pédagogiques vont être menées à l’intention des services de direction et des personnels. Avec pour objectif d’inciter les chefs d’entreprises à soutenir ceux de leurs salariés qui souhaitent engager un sevrage tabagique.
Nos remerciements au Docteur Charles Taïeb, des Laboratoires Pierre Fabre.

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