Je sens peu à peu que je deviens la looseuse de ce blog, celle par qui le malheur arrive. Avec un peu d’optimisme, je parviens à me convaincre que mon lot d’expériences permet d’enrichir la culture de mes lecteurs… Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ? Plein, madame !
Car lorsque je ne rate pas mes avions, il peut m’arriver de perdre mes bagages. Cet accident, arrivé l’été dernier lors d’un vol Paris-Mexico m’a donné envie d’implorer les cieux en hurlant : « pourquoi moi ? ». Oui, une fois n’est pas coutume, ce n’était pas de ma faute.
J’en profite pour rendre hommage à la compagnie AeroMexico qui a perdu mes bagages ainsi que ceux de mes trois amies. Mais comme mon destin est gravé dans le marbre de l’échec, mon pauvre sac à dos de baroudeuse n’a été retrouvé que trois jours après celui de mes compatriotes. Dur.
Et comme décidément, la vie est vraiment méchante, mon sac avait une cruelle odeur de vin rouge. Normal : la bouteille de Merlot que j’avais soigneusement emmitouflé dans l’épaisseur de mes jupes (de marque, sinon, ce ne serait pas drôle) s’était tout bonnement éclaté, donnant un cruel coup de massue à mon moral. Sympa pour une première semaine de vacances : acheter une brosse à dents, emprunter les vêtements trop larges de ses copines, nettoyer sa peau grasse avec un produit pour peaux sèches etc…
Le seul point positif de cette mésaventure : au moins, mes bagages ont été retrouvé. Pour les plus malchanceux, le contraire peut se produire. Plusieurs précautions s’imposent : ne pas apporter de vêtements trop précieux et surtout souscrire une assurance bagages : elle protège entre autres contre la perte des valises, le vol et la dégradation lors des transferts. Par ailleurs, la convention de Montréal établit « la responsabilité des compagnies aériennes en cas de dommages causés aux passagers, aux bagages et aux marchandises lors de vols internationaux ».
Si malgré toutes vos précautions, vos bagages sont effectivement perdus et sans espoir de retour, vous devez, après avoir essuyé vos larmes, vous procurer un imprimé spécifique auprès du service litige de la compagnie aérienne. Ce document doit être envoyé dans un délai de 21 jours avec accusé de réception d’une demande d’indemnisation en plus des copies du billet, de l’étiquette des bagages et de la carte d’embarquement. La compagnie peut vous rembourser une somme qui ne dépassera pas 1200 euros, excepté dans les pays non signataires de la convention de Montréal.
Bon à savoir ! (et pas de vin rouge dans votre sac à dos, mais ça…)

