La Petite Maison dans le Limousin

Posté par : Océane | 7 juin 2009

limousin
Pour des week-end ou des vacances pas chères, le Français moyen se repose de plus en plus ces derniers temps sur une valeur sûre : la maison de famille, lorsque l’on a la chance d’en posséder une !

Un trajet en voiture peu coûteux car partagé entre des protagonistes tous aussi désargentés les uns que les autres, une location gratuite, une facilité d’organisation… seul bémol : le ménage requis à l’arrivée, sous peine de hurler à l’araignée tueuse durant les trois jours.

Comme je n’échappe pas aux statistiques, je suis retournée le week-end dernier dans ma maison familiale située dans le Limousin, oui, le Limousin. Ne regardez pas mes ongles manucurés comme ça, ce n’est pas moi qui aie choisi mais mes arrières arrières grands parents qui devaient penser que c’était la classe ultime, le Limousin. De l’air pur, des vaches en veux-tu en voilà , de la porcelaine à acheter en masse, du vert partout, de l’équitation pas cher et la visite d’Oradour sur Glane pour affiner ses tendances historico-dépressives : tous les ans, cette perspective de retour aux sources m’emplit d’une sensation difficile à définir : la joie, la nostalgie, l’angoisse ?

Cette maison, située dans un petit village intitulé les Ollières, est à la fois un grand cadeau et un énorme boulet : pourquoi mes ancêtres n’ont-ils pas plutôt pensé à investir la côte Normande ? Cela m’aurait évité ces cinq heures de route nécessaires pour accéder à ce bout de terre qui suinte la tranquillité et la verdure. Mais comme je suis une parisienne pur jus, je peux y passer le week-end en geignant régulièrement des « ahhh, je pourrais y passer toute ma vie », tout en enfourchant avec bonheur ma voiture le dimanche après-midi et en pestant contre les bouchons du retour : tout un art de vivre, n’est-ce pas ?

Et qu’est-ce qu’on y fabrique dans une maison familiale nichée dans les Ollières ? On y invite des amis, on profite du grand jardin, on fait des boums avec la vieille chaîne hi-fi cru années 80, on prend le vélo, on court, on mange, on marche, on réfléchit, on s’achète au préalable une quantité de magazines abrutissants, on (re)mange beaucoup, on prend l’apéro… Et au retour, on hurle notre bonheur d’avoir profité d’un week-end « qui m’a ressourcé, si tu savais !! ».

Limousin Forever !

Laisser un commentaire