Paroles d'experts
Essentielles pour bien respirer

Comme toute pratique traditionnelle, l’art de soigner par les huiles essentielles repose sur l’expérience accumulée par d’innombrables générations. Les essences aromatiques étaient déjà bien connues dans l’Égypte ancienne, notamment pour leur remarquable pouvoir antiseptique. Leur usage, en infusion, fumigation ou friction, est très ancien. Mais c’est seulement au début du XXème siècle qu’ont été entreprises les premières recherches en aromathérapie.

Dr Pierre Bruel
Médecin, directeur médical Pierre Fabre Santé Laboratoires Pierre Fabre
Des propriétés bien démontrées
Bizarrement, l’appellation officielle prête à confusion. En fait, une «huile» essentielle ne contient aucun acide gras. Extraites des végétaux par distillation à la vapeur d’eau, les huiles essentielles
(HE en abrégé) sont des concentrés de molécules complexes : aldéhydes, alcools, cétones, terpènes, esters, phénols… En raison de leurs actifs très puissants, les HE agissent à très faible dose, avec des effets multiples. «L’intérêt des HE dans les affections hivernales est justifié par leur activité anti-microbienne bien démontrée, et par leur potentiel anti-inflammatoire et immunostimulant», souligne le Dr Pierre Bruel.
Une excellente diffusion respiratoire
Les huiles essentielles ont la particularité de franchir aisément la barrière cutanée et de se diffuser très vite vers les organes-cibles. Très volatiles, elles pénètrent dans les profondeurs de «l’arbre respiratoire» (pharynx, larynx, trachée, bronches). Les muqueuses tapissant le nez et les sinus se révèlent particulièrement réceptives. «Les HE utilisées en hiver font preuve d’une excellente diffusion respiratoire», confirme le Dr Bruel.
Des formes bien adaptées
Les médicaments d’aromathérapie réunissent en général plusieurs huiles essentielles et se présentent sous des formes diverses : en gouttes ou capsules à avaler, en pommade pour la poitrine, ou encore en solution à inhaler. «Ces formes galéniques variées permettent d’amener les HE au plus près du site de l’infection», précise le Dr Bruel. Le résultat visé est un soulagement rapide de la gêne. En première intention, les huiles essentielles ont donc toute leur place dans la reconquête du bien-être respiratoire. Leur rôle dans la prévention des risques de surinfection microbienne est attesté par des essais cliniques, réalisés notamment auprès de personnes âgées.
À l’approche des grands froids, il est essentiel de s’en souvenir !
Thème: Maux d'hiver
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