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Bien respirer, c’est capital

Nous inspirons/expirons en moyenne 10 000 litres d’air par jour. Pour réaliser au mieux l’échange oxygène/gaz carbonique, notre appareil respiratoire exige des voies aériennes saines et bien dégagées. On y veille !
Les pratiquants de hatha-yoga connaissent bien l’importance de la respiration. Entraînés à contrôler l’amplitude et le rythme de l’inspir/expir, ils ont l’expérience de ses effets sur le corps.
“Après une séance de respirations complètes, je me sens pleine de calme et d’énergie”, témoigne Annie. De fait, le rôle de la respiration est d’assurer les échanges gazeux avec le système circulatoire. L’air ambiant amené dans les poumons fait passer l’oxygène dans le sang, tandis que le gaz carbonique (dioxyde de carbone) est expulsé à l’extérieur. L’organisme puise ainsi du “carburant”, tout en se débarrassant de ses déchets.
Encore faut-il que les voies respiratoires laissent passer librement le flux, depuis les narines jusqu’au fond des alvéoles pulmonaires. Le système d’entrée de l’air est conçu pour protéger les bronches et les poumons : les cils vibratiles du nez arrêtent les poussières, les fosses nasales contrôlent la température et l’humidité. De plus, la muqueuse qui tapisse les voies nasales produit continuellement du mucus, afin d’éliminer les micro-organismes.
Malheureusement, cette barrière naturelle se trouve perturbée par le froid. L’hiver ouvre ainsi la porte à des virus spécifiques, les rhinovirus. Leur intrusion sur la muqueuse des narines déclenche un processus inflammatoire qui se traduit par les symptômes bien connus de la rhinite : éternuements, écoulements fluides qui s’épaississent, obstruction nasale… En clair, on a attrapé “un bon rhume” !
Lorsque l’inflammation gagne le pharynx (la gorge), c’est la rhinopharyngite. Et si la contagion progresse encore dans “l’arbre respiratoire”, d’autres symptômes vont apparaître : toux, fièvre, maux de tête, fatigue…
Les maux d’hiver d’origine virale restent le plus souvent bénins et guérissent spontanément… après plusieurs jours de désagréments. Toutefois, un traitement adjuvant peut soulager les symptômes plus rapidement. Il est conseillé d’intervenir dès les premiers signes. Les remèdes d’origine naturelle gardent l’avantage, car leur action douce apaise les symptômes sans entraîner d’effet néfaste. Les plus utilisés sont les extraits de plantes (Sureau, Thym, Eucalyptus…) et les huiles essentielles (Pin sylvestre, Romarin, Girofle, Cannelle de Ceylan…).
Attention en revanche, en cas d’infection bactérienne : les pathologies telles que l’angine ou la sinusite nécessitent une prise en charge médicale. Au cours de l’hiver, nos voies respiratoires subissent des attaques à répétition, d’où l’intérêt de renforcer les défenses naturelles de l’organisme. C’est l’aide que l’on peut attendre de certaines plantes (Échinacée) ou produits naturels (voir page 10).
Dernier conseil : pour une hygiène parfaite, il est conseillé de pratiquer un lavage régulier du nez, comme le font les pratiquants de yoga. En utilisant une solution saline adaptée, les muqueuses sont bien nettoyées, les voies nasales sont libérées. Ouf, on respire !
Thème: Conseils de saison
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